vendredi 16 mars 2012

J'appris à lire sur le tard - 4

Peu avant l'annonce de notre arrivée en gare de Lyon Saint-Exupéry, j'entamai la lecture de la préface. La place 62 enfermait, et en son sein et dans son dos, allez savoir depuis combien de temps, le volume d'un livre bien usagé. 320 pages, éditées par Grasset, 17,90€ prix éditeur valable en France, petits chapitres, police de caractères relativement grande. Le lecteur précédent y avait ajouté tant d'annotations que j'avais le sentiment qu'on me présentait là un livre deux-en-un: nourrir et démêler dans le même temps.  J'étais ravie de pouvoir forger mon opinion sur deux écritures différentes, celle imprimée en police 12 puis la patte de mouche qui s'y était accrochée à coups de criterium. J'allais pouvoir faire critique d'un auteur publié chez Grasset, et en même temps contester les remarques d'un lecteur appliqué. D'ailleurs, je ne connaissais ni l'un ni l'autre. Ne pas connaître ne m'était jusqu'alors jamais apparu comme un obstacle pour accéder mentalement et verbalement à la critique.